Simulateur de budget extension
Type d’extension, surface créée, niveau de finition, région et accès : l’outil calcule le budget total, le prix au m² et la part du gros œuvre à partir des fourchettes constatées en 2026. Un ordre de grandeur pour cadrer votre projet avant de consulter des entreprises.
Comment utiliser le simulateur
Commencez par le type d’extension, qui détermine la fourchette de base. Puis saisissez la surface créée en mètres carrés — la surface de plancher nouvelle, pas la surface totale de la maison après travaux.
Le niveau de finition est le curseur le plus sous-estimé : entre des finitions simples et du haut de gamme, l’écart atteint 30 % sur le budget total, alors que le gros œuvre, lui, ne bouge quasiment pas. Sélectionnez « standard » si vous n’avez pas encore arbitré.
Le résultat affiche trois informations :
- Le budget total, en fourchette, TTC, clé en main sauf pour les options gros œuvre seul et hors d’eau hors d’air.
- Le prix au m², une fois vos coefficients appliqués, pour comparer avec les repères du marché.
- La part du gros œuvre, 30 à 40 % du total : c’est le lot du maçon, celui qui conditionne la qualité de tout ce qui vient après.
Au-delà de 20 m² de surface créée, un avertissement d’urbanisme s’affiche : c’est le seuil à partir duquel un permis de construire devient probable.
Quel type sélectionner ?
Les six options du simulateur couvrent les configurations courantes, y compris les cas où vous ne confiez qu’une partie du chantier.
| Type | Fourchette de base | Ce que cela recouvre |
|---|---|---|
| Extension de plain-pied | 1 500 à 2 500 € le m² | Clé en main maçonnée : fondations, dalle, murs, toiture, menuiseries, second œuvre |
| Extension à étage ou surélévation | 1 800 à 3 000 € le m² | Étude de structure, échafaudage, plancher porteur, dépose et reprise de toiture |
| Garage accolé non isolé | 600 à 1 200 € le m² | Dalle carrossable, murs, toiture, porte : ni isolation ni finitions intérieures |
| Extension ossature bois | 1 700 à 2 800 € le m² | Clé en main, pour comparaison avec la solution maçonnée |
| Gros œuvre seul | 700 à 1 200 € le m² | Le lot du maçon : fondations, dalle, murs, chaînages, plancher haut |
| Hors d’eau hors d’air | 1 000 à 1 700 € le m² | Gros œuvre, charpente, couverture et menuiseries extérieures posées |
Les deux dernières options changent la logique du projet. Faire réaliser le gros œuvre puis finir soi-même ou lot par lot fait baisser la facture, mais vous devenez maître d’œuvre : coordination des corps d’état, planning, réception, et la responsabilité des interfaces entre lots. C’est un arbitrage de temps autant que d’argent.
Ce qui fait bouger le budget
Quatre curseurs, et un paramètre que le simulateur ne peut pas connaître.
La surface
Les coûts fixes — étude, démarches, raccordements, jonction, installation de chantier — se diluent avec la surface. 15 m² coûtent plus cher au m² que 40. Une petite extension se justifie par l’usage, rarement par le prix unitaire.
Le niveau de finition
Le curseur applique −10 % en finitions simples et +20 % en haut de gamme. Menuiseries, sols, chauffage et sanitaires creusent l’écart bien plus que la structure, dont le prix reste stable.
La région
+8 % en grande agglomération, +15 % en Île-de-France, +20 % en littoral ou montagne. Main-d’œuvre, déplacements et plan de charge des entreprises n’y sont pas les mêmes.
L’accès
+15 % si la mini-pelle et la toupie ne peuvent pas approcher, ou si le chantier se déroule en étage. Sur une extension en fond de jardin, cette case est presque toujours à cocher.
Le sol, l’inconnue
C’est le paramètre que le simulateur ignore, et le plus imprévisible. Argile, remblai, pente ou nappe haute imposent des fondations profondes ou un radier : plusieurs milliers d’euros d’écart, qui se chiffrent après étude de sol.
La jonction
Ouvrir un mur porteur, raccorder deux toitures, traiter le joint de rupture : la liaison avec l’existant coûte plus cher qu’un mur neuf de même longueur, et c’est le poste où la qualité se voit dix ans après.
Ce que l’estimation ne comprend pas
Les fourchettes correspondent à la construction. Un projet d’extension supporte en plus des frais annexes qui représentent souvent 10 à 15 % de l’enveloppe, et que les propriétaires découvrent en cours de route.
Prévoyez l’étude de sol (1 200 à 3 000 €), les honoraires d’architecte ou de maître d’œuvre, la taxe d’aménagement due sur la surface créée, l’assurance dommages-ouvrage à souscrire avant l’ouverture du chantier, le raccordement des réseaux, et l’aménagement extérieur après travaux.
Ajoutez enfin une provision pour aléas : 10 % en construction neuve accolée, davantage si vous touchez au bâti existant. Ce n’est pas une marge de confort, c’est la probabilité statistique de découvrir quelque chose en ouvrant.
Voir le dossier extensionLes frais annexes à budgéter
- ✓Étude de sol G2 : 1 200 à 3 000 €
- ✓Architecte obligatoire au-delà de 150 m² au total
- ✓Taxe d’aménagement sur la surface créée
- ✓Assurance dommages-ouvrage
- ✓Raccordements et reprise des réseaux
- ✓Remise en état du terrain après chantier
- ✓Provision pour aléas : 10 % au minimum
Comment le résultat est calculé
- La fourchette de base du type retenu est multipliée par la surface saisie.
- Le niveau de finition applique un coefficient de 0,90, 1,00 ou 1,20.
- La région applique 1,00, 1,08, 1,15 ou 1,20, et l’accès difficile ajoute un facteur 1,15. Tous ces coefficients se multiplient entre eux.
- La part gros œuvre applique 30 % au bas de fourchette et 40 % au haut : c’est l’ordre de grandeur constaté du lot maçonnerie dans une extension clé en main.
- L’avertissement d’urbanisme se déclenche au-delà de 20 m² de surface créée.
Exemple. Une extension de plain-pied de 30 m², finitions standard, en province avec un accès dégagé : 45 000 à 75 000 €, soit 1 500 à 2 500 € le m², dont 13 500 à 30 000 € de gros œuvre. La même en Île-de-France avec un accès difficile atteint 59 500 à 99 200 € — l’écart régional sur un projet de cette taille dépasse le prix d’une cuisine complète.
Les constantes sont communes à tous les calculateurs du site et détaillées sur la page calculateurs.
Vérifiez votre formalité d’urbanisme
La déclaration préalable suffit jusqu’à 20 m² de surface créée, 40 m² en zone urbaine couverte par un PLU. Au-delà, ou si la surface totale dépasse 150 m² après travaux, c’est le permis de construire et le recours obligatoire à un architecte.
Seuils, pièces du dossier et délais d’instruction sur la page permis de construire ou déclaration préalable.
Questions fréquentes
Les réponses courtes sur le budget d’une extension.
Combien coûte une extension de 30 m² ?
45 000 à 75 000 € clé en main en maçonnerie de plain-pied, finitions standard, en province. En surélévation, 54 000 à 90 000 €. En garage accolé non isolé, 18 000 à 36 000 €.
Quelle part représente le gros œuvre ?
30 à 40 % du budget d’une extension clé en main. C’est le lot du maçon : fondations, dalle, murs, chaînages, plancher haut, jonction avec l’existant.
Quelle surface saisir ?
La surface créée, c’est-à-dire la surface de plancher nouvelle, et non la surface totale de la maison après travaux. C’est aussi elle qui détermine la formalité d’urbanisme et la taxe d’aménagement.
Pourquoi une petite extension coûte-t-elle plus cher au m² ?
Parce que les coûts fixes — étude, démarches, raccordements, jonction avec l’existant, installation de chantier — ne diminuent pas avec la surface. Sur 15 m², ils pèsent deux fois plus qu’à 40 m².
L’étude de sol est-elle comprise ?
Non. Comptez 1 200 à 3 000 € pour une étude géotechnique de conception, obligatoire à la vente d’un terrain en zone argileuse et vivement recommandée ailleurs : elle évite de découvrir le problème une fois les fondations chiffrées.
Faut-il prévoir une marge d’imprévus ?
Oui : 10 % au minimum sur une extension neuve accolée, davantage dès que vous touchez au bâti existant. C’est la probabilité de découvrir quelque chose en ouvrant, pas une marge de confort.
Faut-il un permis de construire ?
Une déclaration préalable suffit jusqu’à 20 m² de surface créée, 40 m² en zone urbaine couverte par un PLU. Au-delà, ou si la surface totale dépasse 150 m² après travaux, c’est le permis de construire.
Le résultat est-il un devis ?
Non : c’est un ordre de grandeur pour cadrer un projet et préparer un financement. Sur une extension, seul un devis établi après visite et étude de sol engage une entreprise.
Passez du budget au projet
Plain-pied, surélévation ou garage : décrivez votre extension en deux minutes et recevez jusqu’à trois devis de maçons habitués à ce type de chantier. Gratuit, sans engagement.
Demander un devis extension100 % gratuit • Sans engagement • Jusqu’à 3 devis
À lire aussi
Prix d’une extension au m²
Le détail poste par poste et ce que recouvre chaque niveau de prestation.
Dossier extension
Types d’extension, rôle du maçon, jonction avec l’existant, étapes et assurances.
Prix des fondations
Le poste le plus imprévisible d’une extension : 150 à 350 € le mètre linéaire selon le sol.